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La chasse des cétacés

Les baleines sont chassées depuis longtemps, dans différents pays, par différentes tribus du globe.
Quand certains chassaient pour leur survie, d’autres voyaient en la baleine une manière d’engendrer une économie florissante. La chasse à la baleine a sans doute permis l’accroissement des villes côtières. Les baleines servaient alors à faire du combustible pour l’éclairage domestiques, des rues et des boutiques. On fabriquait des parapluies, des ressorts de montres, des jouets, des ressorts de machine à écrire. On en faisait également du savon, de la margarine, du rouge à lèvre, du détergent, de la nitroglycérine. On l’utilisait aussi pour les brosses et les balais, les trousses médicales, le cuir, la peau des saucissons, la peau des tambours, les poignées d’épées, pour les lacets, les points de suture, les cordes de raquettes de tennis, les cravaches, les jeux d’échec, les boutons, le tannage, les pigments, les sacs de golf, pour les vernis, les parchemins, les encres à imprimer, les insecticides, dans le blanc d’Espagne, dans les engrais. On retrouve de la baleine dans le jute, la laine, le coton, l’acier, dans la peinture, les crèmes de beauté, les bouillons cubes, les barrières du bétail, les jetons du mah-jong, la teinture. Elle était même utilisée pour créer des remèdes contre l’arthrite, pour de l’huile de foie de morue, pour faire des vitamines, pour traiter le diabète (insuline du pancréas), pour la couche de gélatine des pellicules photo, pour la gélatine des gelées, des capsules de pilules, de la colle, pour les corsets, les goussets, les buscs, pour appâter les poissons, nourrir le bétail, élever les animaux à fourrure, nourrir les animaux domestiques, pour la fermentation dans la fabrication des antibiotiques, pour huiler les systèmes de transmission des auto, pour l’antigel, les graisses à basses calories, pour la pâtisserie, pour les traitements capillaires, les essences du bain, pour la consommer lors des repas de nombreuses manières, pour les tuyaux, touches de piano, broches, boutons de manchettes, pour les fumes cigare, pour lustrer les voiture, cirer les chaussures, pour les cannes à pêche, pour l’ambre gris brûlé dans les cérémonies religieuses, dans les parfums…
Le cachalot beaucoup chassé pour son spermaceti, réputé pour être une huile de grande qualité qui ne corrode pas, ne rancit pas, résiste aux changements de température, était le fournisseur de la « meilleure qualité de lubrifiant ».
Les Balenidés considérées comme les vraies baleines, étaient malgré tout les plus chassées : elles étaient lentes, faciles à capturer, ne coulaient pas une fois tuées, et fournissaient une grande quantité d’huile et de fanons.

Si beaucoup d’espèces ont souffert de cette chasse, certaines espèces, comme la baleine Franche des Basques ne se relèvent malheureusement toujours pas de la chasse intensive à son égard : il ne resterait que 300 individus dans l’Atlantique Nord et 200 dans le Pacifique Nord.

La CBI adopte en 1982 le moratoire interdisant la chasse commerciale à la baleine. Quelques pays refusent de signer, parmi eux l’Islande et la Norvège. D’autres pays ont droit à un quota pour nourrir les autochtones, comme au Groenland et en Alaska. D’autres pays comme le Japon continuent la chasse sous couvert scientifique.

Les dauphins continuent à être massacrés aux îles Fidji (Globicéphales) pour leurs dents qui servent de monnaies d’échange. A Taiji les grands dauphins sont rabattus vers la côte, les petits prélevés pour les aquariums que vous allez peut-être naïvement visiter et les autres abattus et vendu parfois sous le nom de viande de baleines. Un peu partout dans le monde les dauphins sont également vus comme des prédateurs opportunistes mangeant dans la même niche que les pêcheurs (mais ne sont-ce pas les pêcheurs qui prélèvent dans la même niche écologique que les dauphins???), ils sont alors tués à coups de balles ou de filets. Un exemple frappant des menaces humaines portant sur les dauphins est celui du dauphin de Yantzé… Vous avez entendu son nom, vous ne l’avez jamais vu… Vos enfants connaîtront son nom aux côté de celui du dodo, du Rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest, du Phoque Moine des Caraïbes, du Bouquetin des Pyrénées, du Tigre de Java et bien d’autres… Revenons à nos dauphins ! Le dauphin du Yantzé doit sa perte aux trois tristement célèbres barages du Fleuve Jaune, mais sans doute aussi un peu, aux militaires postés sur ce barrage qui par plaisir ou par ennuie prenaient plaisir à tirer sur les animaux…

Et voici, pour vous faire une idée des choses biens pour lesquelles l’Homme utilisait son intelligence, le descriptif de l’organisation de la chasse à la baleine, il n’y a pas si longtemps…

  • On la repère (à la vue, ou grâce à des radar sous-marin)
  • Des bateau chasseurs sont dépêchés, harponnent la baleine avec un harpon acéré pouvant entrer dans la chair de la baleine
  • Plus tard les harpons seront équipé d’explosifs : des ailettes hérissées de barbelures s’ouvriront au fur et à mesure que la baleine se débattra et la ramèneront au navire usine pour éclater et enfoncer le harpon plus profondément
  • Les harpons sont raccordés à des fils de nylon de 15cm de diamètre
  • Un accumulateur dans la cale amorti chaque mouvement
  • La baleine cède, au bout d’une vingtaine de minutes, elle se retourne
  • Une lance fixée à un tube transperce son ventre et lui insuffle de l’air comprimé pour la faire flotter
  • Un drapeau d’identification (radar et numéro de chaloupe) est planté et la baleine dérive.
  • Les navires usines peuvent débiter une baleine toutes les demi-heures, ils fixent un grelin à l’extrémité la plus proche de la baleine, elle est remontée sur la rampe
  • Des crocs mordent le cadavre et la hisse
  • La baleine est découpée, des filins enroulés à l’extrémité des lambeaux ensuite arrachés
  • Les restes sont transformés en charpie dans des tambours rotatifs
  • La chair hachée est entassée dans des autoclaves et cuites pendant 4heures, le résidu solide est séché et ensaché
  • L’huile est canalysée dans le séparateur, bouillie 2 fois, centrifugée, concentrée en graisse comestibles et classée en 12 catégories, mis en tonneau et entreposée
  • Le squelette est découpé à la tronçonneuse, fondus, moulus en grains pour les volailles et en engrais
  • Les embryons sont arrachés avec des crochets placés dans les évents et jeté dans les chaudières
  • Les organes internes sont tirés à d’autres chaudières et sont distillés en produits pharmaceutiques
  • La peau est recueillie sur les cales pour en faire de la glycérine
  • La graisse du ventre est réservée pour en faire un met délicat
  • Le cartilage des mâchoires marine…

Source: Merci au formidable livre « des baleines » de Heathcote Williams . Photo by Stéphanie Vigetta – Mwanga Vagabonde)

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